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Merci monsieur Jobs!

Merci monsieur Jobs. Je joins ma voix aux autres pour vous dire merci. Merci d’avoir changé ma vie et celle d’un grand nombre d’êtres humains. Puisque votre mort me laisse sans voix et qu’une image vaut mille mots, je publie ici une image de Charis Tsevis [Licence Creative CommonsPaternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 Générique (CC BY-NC-ND 2.0)]

Steve Jobs 1955-2011

Steve Jobs 1955-2011

BookCamp Montréal 2011 en direct

J’assiste aujourd’hui à l’anticonférence BookCamp Montréal. Comme plusieurs événements de type «Camp » on «postit» les sujets qui nous intéressent sur le mur et les organisateurs choisissent les sujets qui seront traités.

BookCamp Montréal 2011

BookCamp Montréal 2011

  • En entrée de jeu, je choisis une conférence sur la littérature interactive. Un animateur aide aux interactions entre les participants et les gens qui le veulent interviennent et donnent leu avis sur le sujet. On essaie de définir ce qu’est la littérature interactive. Est-ce encore de la littérature? Est-ce que ce type de littérature doit être nécessairement «édité» s’il est une initiative sociale d’écriture sur Twitter par exemple. Cela soulève la question du concept d’auteur et du partage de sa responsabilité avec le lecteur.
  • J’assiste à lecture sociale. On y discute de fait que la lecture peut devenir une occasion de partage et d’interaction. La recommandation sociale d’un livre n’est pas nouvelle, elle devient simplement plus facile. Ce fait rend la masse de données disponibles plus importante. La technologie a démocratisé l’accès à l’échange d’information, la capacité de choix, la granularité des communautés, la capacité de contribuer à une communauté. L’aspect social peut être aussi créé par l’œuvre elle-même, qui relie les personnes qui l’ont lue et qui peut devenir occasion d’échange. On termine en se questionnant sur le concept de «réseau». Très intéressant.
  • Je change de salle pour aller écouter les gens sur l’avenir du métier d’éditeur. On se questionne du point de vue du consommateur, du point de vue de l’entrepreneur. On discute du nouvel écosystème du livre. L’éditeur doit prendre en main la médiation de son catalogue par lui même, selon certains et ne pas confier ce travail à d’autres. Le sujet du contenu payant, des intermédiaires, des technologies telles que le verrou numérique, la distribution… où chacun prend sa part. L’aspect du contenu «libre» est aussi abordé. On discute aussi de la nécessité de se regrouper pour se doter d’outils et de services très coûteux à mettre en place et à entretenir. On prétend aussi que les auteurs vont de plus en plus choisir un éditeur en fonction de son écosystème. Certains auteurs dans la salle ne croient pas à l’auto-édition et pensent qu’un éditeur sera toujours nécessaire. Il y a encore ici, une démocratisation d’un métier qui était encore il y a peu de temps une chasse gardée. En étant conscient de cela, l’éditeur actuel doit pouvoir mettre une valeur ajoutée dans son «écosystème». Un autre point de vue de consommateur est proposé par une représentante d’une université, qui a besoin d’une licence de diffusion québécoise capable de concurrencer les éditeurs américains, notamment sur le plan du prêt électronique d’un ouvrage en simultané à plusieurs étudiants. On se préoccupe sur le fait que, du point de vue du consommateur ordinaire, le système actuel est peut-être en train de manquer le bateau. Pendant que l’industrie discute, le consommateur «Google» et télécharge. La discussion est riche et animée.
BookCamp Montréal 2011 - Salle B

BookCamp Montréal 2011 - Salle B

  •  Je retourne dans la salle A pour assister à une discussion sur le passage aux tablettes. Est-ce positif ou négatif? Potentiel de distraction, enrichissement à outrance, richesse inégalée, hypertextualisation, le contact direct continu en temps réel, la communauté… La discussion a de la difficulté à rester centrée sur le sujet des tablettes. On constate que c’est un sujet difficile à circonscrire.
Pause dîner…
  • Au retour, je choisis de rester tout l’après-midi dans la salle A. Ça commence avec les contrats avec les auteurs et droit de l’auteur où en sommes-nous? La transition du papier au numérique impose de nouveaux modèles. Les plates-formes et les technologies auront une grande influence. La question des licences soulève aussi des préoccupations. Selon un des participants, la première question est acheter ou louer? La 2e question est exclusif ou non? Le débat s’échauffe sur le sujet de l’auteur, des ses «parasites nécessaires» et du rêve/mensonge de la possibilité de vivre de son œuvre. À titre d’exemple, au Québec, seulement 60 écrivains peuvent vivre de leur œuvre sur plus de 1400. Là où un «bestseller» vend 3000 copies vendues 20$ et où l’auteur empoche 10% du prix de vente, cela donne un revenu de 6000$… Pas de quoi en vivre.
  • Le sujet suivant est livre et articles de format numérique = plus de piratage? Resurgit le problème des licences distribution qui sont imposées aux bibliothèques en relation avec les pratiques de partage des utilisateurs. Depuis que le numérique est là on parle de piratage, mais depuis que le livre existe, il se prête, il se revend… Le livre se pirate depuis toujours. Le numérique facilite cependant les choses. Le piratage est une réalité avec laquelle il faut apprendre à vivre. Le piratage peut même devenir une forme de «marketing social». Plutôt que de se concentrer sur le piratage, un participant propose plutôt de se concentrer sur la création de consommateurs de livres compulsifs qui aura pour effet inévitable de faire augmenter la vente de livres.
  • Nous passons ensuite au sujet des bibliothèques électroniques. Le sujet est assez technique, du point de vue des bibliothèques universitaires et publiques. On assiste à une discussion entre bibliothécaires plutôt assommante. Il semble y avoir un racket de la part des fournisseurs qui leur demandent des sommes faramineuses pour leur bouquet de publications. Une commission publique d’enquête avec ça? Un des participants suggère que les livres deviennent du domaine public.
  • Enfin, le dernier sujet est bibliothèque et DRM (Digital Rights Management). Ces droits sont faciles à pirater, do moins dans la version en PDF. D’autres solutions passent par des appareils et des plates-formes propriétaires fermées, plus sécuritaires, mais plus compliquées et nécessitant souvent une connexion internet. Un des participants prétend que les DRM transforment les lecteurs en ennemis. On y perd une occasion de diffusion. Pour une autre personne, les DRM sont un symptôme et que face à la diffusion actuelle, on doit redéfinir les anciens modèles. Une personne prétend même qu’il faille essayer les DRM un certain temps pour démontrer que ce modèle ne fonctionne pas. Un autre participant dit que le DRM est un problème sans fin, une malédiction, qui ne profitera qu’aux vendeurs de DRM et aux pirates anti DMR.
Une grosse journée de réflexion, j’ai la tête bien remplie et je commence à digérer tout ça…

La maudite piste cyclable…

Chaque printemps, aussi sûrement que les feuilles tombent à l’automne, un tronçon de piste cyclable disparaît.

C’est ce que je constate depuis deux ans. Cette piste passe sur les terrains entourant le stade olympique. Outre le fait qu’on en voit presque plus les marques au sol, la peinture ayant depuis longtemps été effacée, c’est toute l’histoire du combat entre l’auto et le vélo qui s’illustre ici.

Car, voyez-vous, c’est un stationnement qui reconquiert cet espace chaque hiver. Les autorités municipales sont toutefois plus lentes à remettre aux cyclistes leur dû. Pourtant, je crois que notre cher maire d’arrondissement, monsieur Réal Ménard, habite un condo juste en face et je l’ai vu passer devant pour aller prendre le métro à la station Viau.

Avril 2010

J’utilise mon vélo pour me rendre au travail. En empruntant la rue Marseille pour revenir chez moi, je passe à côté du centre Pierre-Charbonneau et utilise une partie de la piste cyclable sur les terrains du stade olympique. Sauf que… la sortie/entrée est occupée par des autos et par des blocs de béton. À l’époque, je n’avais pas écrit mon indignation, car la situation s’était rétablie quelques semaines plus tard. Les images qui suivent témoignent de la situation.

La piste cyclable a disparu une 1ere fois

La piste cyclable a disparu une 1ere fois

Les traces de la piste cyclable

Les traces de la piste cyclable

Oups! Il y a des autos dans la piste cyclable

Oups! Il y a des autos dans la piste cyclable

La sortie de la piste cyclable sur Pierre-de-Coubertin

La sortie de la piste cyclable sur Pierre-de-Coubertin

Direction les blocs de ciment

Direction les blocs de ciment

Mai 2011

Température oblige, j’ai commencé à voyager en vélo plus tard cette année et la piste cyclable est encore occupée par des automobiles. C’est la goûte qui fait déborder le vase et qui me décide à écrire ce billet.

Mai 2011, la piste cyclable est encore «squattée» par des automobiles

Mai 2011, la piste cyclable est encore «squattée» par des automobiles

Mai 2011, la piste cyclable est encore «squattée» (suite)

Mai 2011, la piste cyclable est encore «squattée» (suite)

Les coupables, le stationnement de ces entreprises

Les coupables, le stationnement de ces entreprises

Le 30 mai, à mon aller au travail, j’observe des travailleurs enlever les blocs de béton et installer des bacs à fleurs. Je me réjouis à l’avance du retour à la normale de cette portion de la piste cyclable. En bonus, cette section sera bordée par des fleurs.

C’est avec déception que je constate à mon retour, que les bacs ont simplement remplacé les blocs et que l’un d’eux obstrue maintenant le passage.

Des bacs à fleurs sont apparus le 30 mai 2011

Des bacs à fleurs sont apparus le 30 mai 2011

Le colloque du REFAD à Vancouver, 5 et 6 mai 2011, en temps réel

Je suis à Vancouver, avec mon patron Bernard Dionne et Véronica Gill, conseillère en communication, pour le colloque du REFAD, le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada. Vous pouvez assister à l’événement à distance ici.

Vue de Vancouver à partir de la sale d’exposition

Vue de Vancouver à partir de la salle d’exposition

Le voyage en avion s’est bien déroulé, si ce n’est la longueur du vol de 5 heures et la nourriture qu’il faut payer. Le sandwich était convenable, mais la salade de pâtes au poulet est à éviter. En arrivant à Vancouver, le chauffeur de taxi parlait indienglais et il semblait avoir une balle de pingpong dans la bouche. Arrivés à l’hôtel, nous déposons nos bagages et Véronica et moi décidons de nous dérouiller les jambes et d’aller explorer Downtown Vancouver. Au retour, arrêt dans un restaurant japonais pour bouffer une soupe et dodo. Ici il est 11 h, mais à Montréal il est 2 h du matin.

La soupe m’a été fatale et j’ai été réveillé vers 2 h du matin par une migraine atroce. Ainsi, j’ai raté les premières conférences de la journée, occupé à me guérir de mon état de zombie plutôt que de me préoccuper de pédagogie. Dommage.

L’hôtel Blue Horizon est confortable, les chambres sont spacieuses, mais j’aurais apprécié une meilleure insonorisation. La connexion internet est au mieux médiocre, lente et avec fil. Pas de WiFi en 2011 pour un colloque, ça se passe de commentaires.

J’aide Véronica à télécharger un PDF de 460 Mo qu’elle doit approuver à l’aide de mon téléphone. Je dépanne aussi le patron pour télécharger un gros fichier d’appel d’offres à valider. Peut-être va-t-il me payer une partie de cet «outil de travail»… ;¬)

5 mai

J’assiste à la conférence Créer un changement positif dans la société par l’entremise du Web 2.0 de Manon Bourgeois.

Créer un changement positif dans la société par l'entremise du Web 2.0

Créer un changement positif dans la société par l'entremise du Web 2.0

Elle nous invite à connaître et utiliser TakingITGlobal.org, qui est le réseau social qui vous branche aux enjeux qui nous affectent mondialement. Cette ressource a été mise en place par des jeunes pour des jeunes pour discuter et agir sur les enjeux mondiaux. C’est une très belle initiative, une application positive et constructive des médias sociaux à l’échelle internationale.

Quoique peu connu au Canada, elle nous invite à contribuer pour le faire connaître auprès de nos étudiants. Je crois que ma fille va aimer ça. En terminant, elle nous présente TIGed, un sous site qui est centré sur l’éducation.

J’assiste ensuite à la conférence Mettre la technologie à sa place par Nicole Cadieux et d’autres collègues du Consortium d’apprentissage virtuel de langue française de l’Ontario.

Mettre la technologie à sa place

Mettre la technologie à sa place

L’élève d’aujourd’hui est branché, il échange continuellement avec ses semblables. C’est un constat. Comment peut-on joindre l’objectif de réussite des élèves à la demande des enseignants de les aider à utiliser la technologie? Il ont forcé les enseignants à formuler leur demande en la reliant à une démarche pédagogique et à une utilisation judicieuse de la technologie en salle de classe.

Ils nous présentent leur démarche et certains des outils qu’ils utilisent.

La journée se poursuit par l’assemblée générale du REFAD à laquelle je n’assisterai pas.

La suite demain.

6 Mai

J’assiste à la Table ronde présentant la vision d’étudiant(e)s sur l’impact du Web 2.0 en FAD.

Vision d'étudiant(e)s sur l'impact du Web 2.0 en FAD

Vision d'étudiant(e)s sur l'impact du Web 2.0 en FAD

Marie-Pier Courcy est étudiante à temps partiel dans un programme de formation continue à distance. Elle note que le web 2 encourage le partage et la communication. Elle souligne les contraintes de la plateforme qui, selon elle, limite les échanges et est relativement statique. Ce carcan n’est pas la seule limite. Le formateur et les étudiants sont aussi en cause. Elle nous fait part qu’il y a une réelle volonté de la part des professeurs de favoriser l’interactivité, mais plusieurs étudiants se contentent du minimum, ce qui ne favorise pas une pleine exploitation du potentiel du web 2. Ainsi, ils reproduisent un modèle plus traditionnel de l’enseignement et de l’apprentissage en mode bidirectionnel. Elle garde toutefois espoir pour le futur où elle prévoit que les étudiants développeront leur habileté à devenir des «utilisauteurs».

Chris Pop est un élève de 12e année dans une très petite école francophone de Vancouver ou les cours doivent se donner en ligne. Pour vous donner un exemple, sa classe virtuelle comporte 3 finissants. Cela demande une grande autonomie et une grande responsabilisation de l’étudiant qui suit avec discipline une formule de cours asynchrone, dans laquelle il fait ses devoirs et synchronies où il peut discuter avec son professeur et ses collègues de classe. Il nous dit que cela n’est pas facile et qu’il faut beaucoup de discipline personnelle. La qualité de l’expérience dépend beaucoup du professeur. Certains réussissent mieux que d’autres. Il nous parle d’un prof qui pratiquait l’«information dump» pendant 120 minutes où l’étudiant était laissé seul à lui-même et un autre qui favorisait la discussion, les échanges et où il a pu connaître les autres étudiants de son groupe. Il a beaucoup apprécié le travail collaboratif sur des Wikis. Il nous dit que c’est une de ses méthodes d’apprentissage préférée et amusante. Il termine en nous demandant de changer. Il nous demande de garder les yeux ouverts, d’utiliser une méthode d’enseignement actuelle en misant sur la collaboration. Il est surprenant de voir comment Chris, qui a fait ses études virtuellement en ligne et à distance, est à l’aise en présenciel, devant une assemblée. Bravo!

Jocelyn Nadeau, un étudiant à la maîtrise dixit «depuis trop longtemps» en formation à distance à la TÉLUQ. Le web 2 lui pose un problème. Il est étudiant à temps partiel, il travaille, il a une famille… combien de temps lui reste-t-il pour apprendre tous ces nouveaux outils de communication… Il nous dit que la loi de Moore ne s’applique pas au cerveau et que le cerveau 2.0 se fait toujours attendre. Il est plutôt pessimiste par rapport à l’apport que le web 2 peut lui procurer comme étudiant. Il penche plutôt vers la surcharge cognitive, la distraction et de la non-contribution ou du parasitisme d’information. Il conclut en nous disant que ce n’est pas la technologie qui compte, mais la pédagogie qu’on fait avec.

Une table ronde suit leurs présentations ou ils répondent aux questions de l’assistance.

J’assiste maintenant à la conférence «S’unir pour réussir» – Apprentissage électronique Ontario
 par Jean-Sylvain Lapensée du Ministère de l’Éducation de l’Ontario. Bernard et Véronica assistent à «Quand le blogue sert la pédagogie». S’unir pour réussir est une nécessité pour ce réseau de petites écoles francophones ontariennes.

S’unir pour réussir

S’unir pour réussir

Maintenant rendu à la phase 3, ce projet permet à des élèves de toute la province de collaborer et aux enseignants d’avoir du support. Certaines de ces écoles seraient isolées autrement, quelques-unes sont accessibles seulement par avion. On nous donne quelques exemples de projets développés par les professeurs de ce réseau. Elle indique que l’un des côtés positifs de ce réseau est de briser l’isolement des professeurs qui peuvent n’être que 2 dans une école. Cela permet aussi le partage de contenus pédagogiques et donne accès à du contenu de meilleure qualité. L’utilisation du blogue pédagogique  utilisant Bitstrip est mise de l’avant et elle constitue un beau facteur de motivation. Plusieurs étudiants dépassent les attentes de leurs enseignants en en faisant beaucoup plus que ce qui est demandé. On consulte aussi les élèves en leur demandant sur quoi ils veulent travailler et en les jumelant de cette manière. On a constaté que la formation à l’enseignant et l’appui sont cruciaux. On y revient toujours. On termine la présentation par le vidéo du témoignage d’une enseignante. La conclusion est que ce projet n’aurait pas été faisable sans les technologies et le web 2.

Suit la conférence «Le projet ETAPe
» par Hubert Lalande du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques.

Le projet ETAPe

Le projet ETAPe

Monsieur Lalande nous présente cette expérience basée sur Simbaloo, un agrégateur visuel de contenu qui permet de partager son contenu aux autres utilisateurs. Une particularité intéressante du projet est la disponibilité des manuels en format électronique. Adieu le sac à dos rempli de gros livres. Projet pilote oblige, on constate quelques lacunes au niveau de l’accessibilité des contenus en format PDF. On a aussi constaté que plusieurs étudiants ont démontré une grande autonomie dans leur apprentissage et que les enseignants ont dû ajuster leur comportement et leur rôle dans la «classe». Là aussi, la formation des enseignants a été cruciale. Monsieur Lalande nous parle des projets futurs, comme celui de faire de la recherche pour mesurer la pertinence pédagogique du projet. Il nous indique aussi que le plus grand facteur de succès dans un tel projet est la passion et l’engagement des enseignants. On essaiera aussi de rendre le projet plus indépendant vis-à-vis de la nécessité, pour l’élève, d’avoir un ordinateur portable. À cet effet, on fait de la recherche et on observe ce qui se fait en Europe, notamment du côté des terminaux. Il nous présente ensuite les résultats d’un sondage effectué auprès des étudiants et des parents participant au projet. On y constate quelques différences entre les perceptions des étudiants et de leurs parents. Il termine sa présentation par le bilan de la phase 1 qu’il qualifie de succès.

Le dîner est le bienvenu, je suis en train de m’autodigérer.

On poursuit avec la Table ronde présentant la vision d’enseignants et de tuteurs sur l’impact du Web 2.0 en FAD avec Martine Chomienne, Responsable du Tutorat à Cégep@distance, Olivier Chartrand, Agent de développement en formation à distance pour l’Éducation permanente de l’Université de Moncton, Michel Singh, expert-conseil au service d’innovation pédagogique de la Cité collégiale et Hélène Lalancette, Ingénierie pédagogique pour l’cole Virtuelle du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

Table ronde présentant la vision d'enseignants et de tuteurs sur l'impact du Web 2.0 en FAD

Table ronde présentant la vision d'enseignants et de tuteurs sur l'impact du Web 2.0 en FAD

Martine Chomienne est responsable de l’encadrement à Cégep@distance. Elle a pu voir le rôle de tuteur évoluer au fil des 15 dernières années. Elle a constaté que le choix de la plateforme influence grandement la fréquence des interactions. Maintenant, au sein du projet Osmoze. Ce projet a nécessité une redéfinition et une formalisation du rôle du tuteur.

Suit Olivier Chartrand. Le web 2 permet une nouvelle pédagogie, plus responsable, plus active. Toutefois, vu que les enseignants ne sont pas tous des enthousiastes convertis, il faut limiter le nombre des outils et il faut commencer quelque part et construire progressivement à partir de cette fondation. Il constate aussi un très grand besoin d’encadrement. Il utilise l’apprentissage par le «faire» en communiquant avec les profs avec Skype, en les formant et en leur demandant de contribuer à un wiki, à trouver des vidéos sur YouTube et restant centré sur les objectifs pédagogiques. En conclusion, il nous invite à prendre du recul, miser sur la simplicité, l’accessibilité et respecter le temps qu’il faut pour que les individus puissent s’approprier ces merveilleux outils.

C’est au tour de Michel Singh qui appuie des professeurs avec les technologies. Il nous présente 7 impacts que le web 2 a eu sur son travail:

  1. Les attentes de nos étudiants sont élevées. Cela transforme le défi que doit relever l’enseignant.
  2. Les ressources à notre disposition sont illimitées.
  3. Les communications sont accélérées.
  4. Les étudiants sont plus enclins à partager.
  5. Le plagiat est de plus en plus répandu.
  6. Nous sommes constamment en déséquilibre.
  7. Nos étudiants apprennent différemment.

Il est un verbomoteur chevronné.

Enfin, Hélène Lalancette nous parle des défis que le web 2 lui lance quotidiennement. Ils débutent dans cette voie dans leurs cours en ligne. Ils souhaitent se diriger vers une approche plus interactive. Toutefois, ils se préoccupent des impacts que peuvent avoir l’aspect multitâche et collaboration sur la réussite des étudiants. Des recherches récentes indiquent que le fonctionnement multitâche des natifs du numérique est une légende urbaine fortement médiatisée et que finalement, cela nuit grandement à leur apprentissage. Pour un apprentissage réel, il faut que la rétention se fasse et que ce soit un processus itératif. Pour l’aspect collaboration, l’apprentissage est beaucoup plus efficace lorsque l’apprenant contribue et collabore. Quand l’enseignant s’implique, le succès augmente encore. Globalement, les natifs du numérique doivent être guidés et formés à apprendre et collaborer par les enseignants, qui eux-mêmes ont besoin de formation pour ce faire. Tiens encore!!!

Suit, une séance de questions, provenant d’aussi loin que l’Algérie… via le web. Merci aux présentateurs, belles présentations.

Le mot de la fin appartient à monsieur Marc Lijour du Ministère de l’Éducation de l’Ontario, qui nous présente ses «Réflexions et conférence de conclusion».

Conférence finale de Marc Lijour

Conférence finale de Marc Lijour

Il fait un survol des deux derniers jours et nous donne son propre point de vue. C’est une réalité éclatée qui est en rupture avec le modèle linéaire du système d’éducation. Il y a nécessité de passer à un modèle plus distribué où il faudra lâcher prise, sortir de notre zone de confort. Il nous parle de l’aspect des politiques gouvernementales et institutionnelles sur lesquelles il faut aussi réfléchir. La finalité étant l’apprentissage et la réussite de l’élève. Il constate que le modèle de production pédagogique se fragmente lui aussi pour devenir approprié et personnalisé par l’apprenant lui-même. Il faut maintenant relever le défi de canaliser cette force. Il insiste sur le fait que l’on doive penser en terme de développement durable, car tout cela coûte cher et l’argent ne sera pas toujours au rendez-vous. Tout cela, pour rester compétitif dans le monde actuel et celui du futur.

Suit une période de question et de commentaires.

Voilà, c’est terminé, place au cocktail de fin. Merci à tous et au REFAD, organisateur de ce modeste mais beau et surtout pertinent colloque.

Demain, visite de Vancouver, j’espère que ce sera moins nuageux.

À +

Le projet Ghislaine

Voici un projet que j’ai réalisé lors de l’année 2009. J’ai pris ± une dizaine de photos le matin, presque à tous les jours pendant un an. Ça donne un vidéo qe quelques minutes composé de 2854 photos. Une drôle de tranche de vie de ma gripette de blonde étalée sur un an. ;¬)

Download Video: MP4
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Mon bilan du Webcom automne 2010

17 novembre 2011, 8h, la douane est passée, OACI oblige (Organisation de l’aviation civile internationale), place à Najoua Kooli (@NajouaKooli) et «Un portrait de la mobilité au Québec : enjeux et défis». Directrice de projets au cefrio nous fait part des nombreuses données ramassées lors de leur plus récente enquête Netendances concernant la mobilité au Québec. D’après madame Kooli, cette enquête devrait être disponible sur leur site bientôt. Finalement on constate que le retard du Québec dans le domaine du téléphone cellulaire ordinaire n’est pas aussi prononcé dans celui des téléphones intelligents où la proportion atteint 25%, comparativement à 28% aux états unis. Outre cette statistique réconfortante, j’ai retenu les chiffres suivants (sous toute réserve, car saisis dans le feu de l’action):

  • Blackbery et iPhone dominent le marché (on s’en doutait);
  • BlackBerry pour les vieux, iPhone pour les plus jeunes, Android pour les autres;
  • 13% des adultes du Québec à internet via leurs téléphones;
  • (surprenant!) 42% des personnes possédant un téléphone intelligent n’utilisent pas internet avec leur cellulaire au Québec;
  • Dans 5 ans l’usage d’internet mobile devrait dépasser l’internet fixe;
  • 69% l’utilisent tous les jours, pour s’informer (92%), pour utiliser des services (77%);
  • 80% utilisent le courriel, 69% les SMS, 61% les réseaux sociaux, 54% regardent des vidéos, 36% jouent;
  • 44% font des transactions bancaires (l’industrie est-elle prête?);
  • 33% achètent avec leur mobile;
  • 58% utilisent la géolocalisation dont 26% géolocalisation sociale soit 3% des adultes Québécois;
  • (surprenant!) Les femmes jouent plus sur mobile et les hommes se géolocalisent plus.

En conclusion, madame Kooli lance cette question: «Les fournisseurs seront-ils prêts à offrir des forfaits permettant le développement de l’usage du mobile?» Espérons que oui et que ces chiffres les aideront à les convaincre. La journée commence bien…

Najoua Kooli

Najoua Kooli

J’assiste ensuite à la 2e conférence spéciale, «L’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile» par Jared Spool. J’ai beaucoup entendu parler de monsieur Spool, que je suis sur Twitter depuis plusieurs années @jmspool. Fondateur et associé principal de User Interface Engineering, il nous livre une conférence teintée d’humour sur l’utilisabilité dans monde mobile. Il démontre que malgré l’adoption de plus en plus grande de ces appareils pour accéder au web, à l’aide de nombreux exemples, comment il est surprenant de constater que les mobiles soient si mal supportés sur internet. Au chapitre des cordonniers mal chaussés, il donne en exemple ATT, Verizon, Apple… dont les sites sont illisibles sur mobiles. À l’opposé, il cite les sites du Boston globe et du New York Times qui ont été optimisés pour les mobiles. Il nous parle ensuite de ligne du progrès des technologies qui met premièrement l’accent sur la technologie, ensuite les fonctionnalités pour finalement se préoccuper de l’expérience vécue par l’utilisateur. C’est à cette dernière étape qu’est rendue l’industrie du mobile. Pour bien faire comprendre ce concept, il compare un site de météo habituel comme Météo Média (fonctionnalités) et Umbrella Today (expérience). Créer une expérience, ou faire du design d’expérience nécessite des investissements et de nombreux spécialistes. Il insiste aussi sur le plaisir, un facteur essentiel de l’expérience qui fait qu’elle devient remarquable et que les gens ont envie d’en parler. Il termine sa conférence par ces messages: allez voir des utilisateurs utiliser votre produit au moins deux heures par période de six semaines, «It is time to build experiences in the mobile world» et «Celebrate learning from taking risk». Merci monsieur Spool.

Jared Spool

Jared Spool

Dominique-Sébastien Forest

Dominique-Sébastien Forest

Je me dirige ensuite vers la salle 4 pour la conférence du provocateur Dominique-Sébastien Forest, Vice-président Digital chez Transcontinental, intitulée «Le iPad sauvera-t-il l’industrie du magazine?». J’aurais dû me souvenir de son nom, j’avais déjà assisté à une de ses conférences lors d’un précédent Webcom et j’avais détesté. Ce fut encore le cas. Nous assistons à la conférence d’un personnage grossier, qui ponctue continuellement son discours de sacres et de gros mots, et imbu de lui même. Nous n’avons pas beaucoup d’atomes crochus lui et moi. Et je cite la première phrase de sa conférence, ça va vous donner le ton du reste: «Je n’habite pas sur le plateau et je n’aime pas les gouvernements interventionnistes ni le «social». On est là pour faire de l’argent». Pourtant le sujet m’intéresse et je reste dans la salle pour entendre la suite. Voici en vrac ce que j’en retins d’intéressant:

  • Transférer un modèle d’affaires (de magazine) à un nouvel appareil, les chances de succès sont minimes;
  • Un magazine iPad coûte plus de 75 mille $ à produire, la rentabilité est encore loin;
  • On va rapidement rentrer dans une phase de désillusionnement par rapport au hype du médium, d’ici 12 mois;
  • Le e-reader qui a le plus de succès commercial est encore le Kindle;
  • L’applicatif plus efficace que les sites de contenu;
  • Se réinventer en utilisant nos forces, passer du magazine à l’application;
  • Offrir une valeur ajoutée pertinente au médium;
  • La clé du succès en innovation est le capital humain (tiens, un peu d’humanité dans ce discours capitaliste???);
  • Dans 24 mois, ce qui va être hot, c’est la microprojection 3D;
  • Je pense que le modèle «application» va disparaître d’ici 5 ans.

Pour terminer, je cite une de ses dernières phrases: «Les musiciens s’en câlissent de vendre de la musique, ils veulent juste vendre des billets de spectacle».

Mon méga coup de cœur de la journée est décerné à Louise Guay qui est venue nous parler de son «Lliving Lab Mtl: Transports Urbains Intelligents». Elle entame sa conférence atypique en lançant cette belle idée: transformer la mobilité en «MOBILISATION» pour changer la ville. WOW! Quelle belle approche. J’ai le sentiment qu’il y à là un contrediscours rafraichissant dans le cadre d’un Webcom, en rupture avec le sacro-saint modèle d’affaires. J’espère que c’est une tendance qui s’amplifiera avec les prochains Webcoms. Pour cette passionnée, qui sait très bien être contagieuse avec ses idées, les transports, le moyen le plus efficace de changer la ville. Les designers ne peuvent plus prétendre être les seuls à avoir des idées novatrices. Nous sommes à l’heure de la co-création, avec des citoyens mobilisés, avec des enfants, là où on attend, là où c’est plate, dans la rue… là où sont les gens. Elle cite en exemple, la co-création d’un Casque Urbain Intelligent sur le site BixiWiki 2.0. La communauté devient force créatrice de partage de trajets, d’idées, localement et même internationalement. Une communauté de Bixiens mondiale, wow! Ici aussi un des aspects clés de l’expérience est le plaisir. Beaucoup de très belles idées dans cette conférence. En finale, des personnes dans la salle proposent spontanément la collaboration de leur organisation, dont le Collège de Maisonneuve et La société de transport de Laval. On en voudrait plus comme celle-là. Si vous avez l’occasion d’aller entendre madame Guay parler de sa passion, ne ratez pas cette chance. Le living lab de Montréal, un projet à surveiller de près. Merci!

Louise Guay

Louise Guay

À 11h30, j’ai choisi une conférence de Chrystel Black (@ChrystelBlack), cofondatrice et vice-présidente de YuCentrik, qui nous présente «Le design de services». La conférencière était pertinente dans son propos, mais la salle n’était pas adéquatement insonorisée et on entendait les gens discuter de l’autre côté du rideau. Un détail à revoir pour la prochaine édition. Pour en revenir à la conférence, madame Black nous indique que l’industrie du web est en train de passer d’une logique de produit à une autre de services, où les services 1.0 pouvaient se comparer à un magasin à rayon, les services 2.0 = ont vu se multiplier les canaux de communication et les services 3.0 devenir sémantiques, évolutifs, des expériences. Tiens, ici aussi la mode est à l’expérience… Selon elle, le service 1.0 devrait être mort le 2.0 atteindre son apogée bientôt et le 3.0 sera l’ère de l’immersion, sans complexité où le client devient «dictateur». Elle cite en exemple la compagnie Apple, une vraie entreprise Service 3.0 où tout est orienté vers la satisfaction client et où la réponse de l’entreprise au client est presque instantanée. Madame Black prétend que pour faire du bon design de services, il ne faut pas demander à l’utilisateur ce qu’il veut avoir, mais lui montrer. La manière même de concevoir les services doit s’adapter et la multidisciplinarité de l’équipe est une clé de la conception de services 3.0. Ici aussi les idées se recoupent avec ce que nous avons entendu ailleurs, Spool entre autres. Toutefois, intégrer l’approche centrée sur l’humain nécessite des changements organisationnels et ne va pas de soi dans un contexte d’entreprise. Madame Black voudrait qu’on retienne deux choses de sa conférence: #1 Dialoguez constamment avec vos clients/utilisateurs et #2 Soyez là où vos consommateurs se trouvent.

Chrystel Black

Chrystel Black

Vient l’heure du dîner. On mange bien au Webcom et encore une fois cette année, le buffet était délicieux et abondant.

Ze buffet

Ze buffet

En après-midi, j’ai choisi la conférence de Johann Romefort (@romefort), CTO de Seesmic, qui nous présente «Voyez comment le Web social favorise l’émergence du Web des données». D’entrée de jeu, il nous indique que plus de données ont été créées au cours des 3 dernières années que lors des 40 mille dernières. Ouf? Voici en vrac, quelques statistiques que j’ai retenu:

  • À ce jour 1.27 Zettaoctet de données;
  • Le jeu Zynga sur Facebook génère 1 Petaoctet de données par jour;
  • Avec le Big data viennent de nouvelles technologies pour entreposer/traiter/analyser ces données;
  • Comment être en «temps réel» dans une telle masse de données;
  • Comment remplacer/valider l’intuition par les données;
  • Chaque décision devient basée sur des mesures…

Il nous a aussi parlé de «Predictive analysis», une science qui aurait la capacité de prédire le futur avec les données actuelles. Isaac Asimov, qui a imaginé la saga Fondation sur ces idées en 1942 doit se retourner dans sa tombe. En fin de conférence, il cite en exemple l’artiste Chris Jordan, qui produit de l’art avec des données. Intéressant retour du balancier vers l’humain.

Johann Romefort

Johann Romefort

J’assiste ensuite à «Commerce électronique : tactiques avancées» de Simon Ethier (@dotlessi), stratège en ergonomie Web chez Adviso. J’aime moins ces conférences où j’ai l’impression d’assister à un pitch de vente des services d’une compagnie. Pas beaucoup d’idées nouvelles, mais une succession de conseils issus des bonnes pratiques. Pour qui est à l’affût, on est en terrain connu et pour les autres, cela doit être une bonne introduction au sujet.

Simon Ethier

Simon Ethier

J’assiste ensuite à «L’évolution d’une application du Web au mobile» donnée par Todd Burry, le présentateur originalement prévu monsieur O’Sullivan ayant eu un empêchement pour cause de naissance de bébé. L’humanité reprend momentanément le dessus sur la techno. Il nous raconte l’histoire du portage de leur application web, le forum open source Vanilla, en application mobile. Il nous explique pourquoi ils ont choisi de développer une application web mobile plutôt qu’une application de téléphone. Ce choix a surtout été fait en fonction de l’expertise déjà en place dans la compagnie.

Pour ce qui est du blitz de speed conférencing, il m’a plutôt laissé sur ma faim. Toutefois, la conférence «Le Web 2.0 et l’illusion de la fin du politique» d’André Mondoux à contre-courant de presque tout ce qu’on avait entendu jusque-là semblait prometteuse. Malheureusement monsieur ne semblait pas à l’aise et la conférence a été interrompue après un trop bref aperçu des idées de monsieur Mondoux. Je suis très déçu, car ses paroles m’avaient mis l’eau à la bouche. Je suis convaincu qu’il est temps de donner plus de place à un autre discours, moins commercial, moins rentabilité, moins niche… Plus humain. Merci quand même André Mondoux.

En conclusion, c’est encore une autre belle journée Webcom, enrichissante à souhait. Mon souhait pour l’avenir cher programmateur, serait de laisser plus de place à des gens comme André Mondoux et Louise Guay, mon méga coup de cœur, qui représentent d’autres courants de pensée qui se situent un peu plus à l’extérieur de la boîte à l’effigie du signe de piastre.

Art Vie Design!

Philippe

5 à 7 pré-Webcom

Le 5 à 7 pré-Webcom bat son plein, c’est le temps d’avoir un accès privilégié aux conférenciers et de discuter tout en prenant un verre dans un endroit agréable comme Ex-Centris.

Webcom Montréal automne 2010 – Mes choix

Webcom

L’OACI

L’OACI

Mercredi le 17 novembre prochain, à partir de 8h, se tiendra dans le magnifique édifice de l’OACI, avec un accès wifi impeccable, Webcom Montréal automne 2010 et j’y serai pour vous le bloguer et twitter en direct.

Najoua Kooli

Najoua Kooli

La programmation concoctée par notre cher Claude Malaison (@emergent007 directeur de la programmation) est relevée, actuelle et des plus intéressantes. La journée commence par deux «Conférences spéciales».

La première, «Un portrait de la mobilité au Québec : enjeux et défis» de Najoua Kooli (@NajouaKooli) du CEFRIO viendra nous brosser un portrait du Québec mobile. Où en est le Québec en matière de mobilité ? Où en sont les services de géolocalisation au Québec ? Comment a été accueilli l’iPad ? Elle appuiera ses dires avec des statistiques, que ce soit en terme d’équipements, d’usages et des tendances à venir. À ne pas manquer pour qui s’intéresse au sujet.

Jared Spool

Jared Spool

La deuxième «Conférences spéciales» mettra en vedette une grosse pointure du design d’interface, Jared Spool (@jmspool) que j’ai hâte d’aller entendre pour une première fois dans une conférence intitulée «L’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile». Comment le design dans le monde mobile change-t-il la façon dont nous devons concevoir un bon design? Qu’est-ce qui reste inchangé ? Quelles nouvelles pratiques sont en train d’émerger? Quels défis sommes-nous en train de rater? Le ton est donné, la mobilité est un sujet des plus préoccupants cet automne.

Dominique-Sébastien Forest

Dominique-Sébastien Forest

9h30, je vais me laisser tenter par la conférence «Le iPad sauvera-t-il l’industrie du magazine?», autre sujet brûlant d’actualité, présenté par Dominique-Sébastien Forest. Est-ce une exagération ou une vraie révolution? Les utilisateurs vont-ils vraiment l’adopter? Et si tout cela n’était qu’illusions? Ce sont desquestionsn très pertinentes auxquelles il tentera de répondre.

Louise Guay

Louise Guay

À 10h40, après une pause réseautage, je vais me laisser tenter par la conférence «Le living Lab Mtl: Transports Urbains Intelligents», de madame Louise Guay (@louiseguay). Des transports urbains intelligents dans Montréal? Utopie ou réalité? Une plate forme collaborative de participation citoyenne, public, privé et citoyen… J’ai bien hâte d’en savoir plus sur ce sujet intrigant où la mobilité est encore à l’honneur.

Chrystel Black

Chrystel Black

À 11h30, c’est ma conférence de madame Chrystel Black (ChrystelBlack) sur «Le design de services». Cette conférence n’a pas encore de descriptif et je ne peux pas vous en dire plus, mais c’est le mot «design» dans le titre qui pique ma curiosité.

Francis Lamontagne

Francis Lamontagne

Après le dîner, toujours délicieux et une coche au dessus pour un tel événement, j’assisterai à la conférence «EXOPC au pays des géants: Une belle aventure guidée par le Web 2.0» de Francis Lamontagne. Il va nous raconter l’histoire de ce produit, démontrer les étapes du développement et aussi, comment l’utilisation maximale du WEB 2.0 lui a permis de le faire connaitre et surtout de le faire grandir grâce à l’écoute de la communauté Web.

À 14h20 je devrais me laisser tenter par «Commerce électronique : tactiques avancées» de Simon Ethier ou le «PANEL: Mettre un projet sur la tablette (au21ee siècle)!», auquel Frédéric de Pardieu, Sylvain Carle, Albert Dang-V et, Stéphane Bousquet nous donneront leur avis sur le sujet. Les deux mintéressent,t car ce sont des questions que nous aborderons au travail l’an prochain. Je me déciderai sur place.

J’ai le même problème à 15h10, où j’hésite entre le «PANEL: L’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile» où Lucie Jolicoeur, Julie Saulnier, Sylvie Lachize, Martin Dufort et Nathalie Berger discuterons de ce sujet d’actualité et «L’évolution d’une application du Web au mobile» de Mark O’Sullivan. je peux avouer que c’est bon signequandt un événement nous présente trop de conférencesintéressantese et qu’on n’arrive pas à se décider…

Évidemment, la journée se termine par un sprint de conférences spéciales ou «speed-keynotes» de fin de journée. Elles sont toutes gratuites et ouvertes àtous,s mais vous devez vous inscrire enremplissantt ce formulaire. Au menu, «Construire des communautés gagnantes en B2B et B2C» de Jen Evans, «Point de bascule» de Bevin Hernandez, «Humaniser l’entreprise et la marque» de David Armano, «Se connecter à l’âme de vos clients» de Marsha Collier et «Le Web 2.0 et l’illusion de la fin du politique» d’André Mondoux.

Ouf! Ça va être une autre édition super enrichissante… Je vous en reparle en direct mercredi. À suivre et au plaisir de vous y rencontrer…

Chronique d’un piéton dans Hochelaga-Maisonneuve

Mercredi soir dernier, je me suis forcé, par-ce-que ce n’est pas l’activité la plus sexy pour un mercredi soir, à aller assister au conseil d’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. J’avais l’intention d’y porter un message pour limiter la vitesse sur l’avenue Pierre-de-Coubertin et augmenter la sécurité des milliers de piétins qui y passent à chaque jour.

Mon bilan de cette expérience est mitigé. J’ai reçu des informations à l’effet que l’arrondissement y installera bientôt des arrêts, en plus des deux pistes cyclables, ce qui limitera effectivement la vitesse des véhicules. Toutefois, j’ai senti, en observant le non verbal de monsieur le maire, que je prenais de leur précieux temps inutilement. Avant que j’aie terminé de dire tout ce que j’avais écrit sur ma feuille en aide mémoire, il m’a coupé la parole. J’étais nerveux… on verra ce que cela va donner.

En suivi à cette démarche, j’ai reçu une enveloppe contenant une lettre signée de Laurent Blanchard, le conseiller du district d’Hochelaga, et une recommandation pour le ralentissement de la circulation sur ma rue. J’y constate que le coin De-la-Salle et Pierre-de-Coubertin n’y figure pas, malgré la sortie du métro qui y fait face et que j’emprunte plusieurs fois par jour. Les documents sont publiés ici dans les images qui suivent. C’est aussi une bonne nouvelle, mais je vais continuer à demander l’inclusion de cette intersection dans ce plan en répondant par écrit au conseiller municipal.

J’ai déposé une plainte auprès d’accès Montréal sur le fait que les lignes du passage piétonnier au coin De-la-Salle et Pierre-de-Coubertin n’avaient pas été repeintes en même temps que les autres cet été. Une fonctionnaire municipale m’a appelé cet automne pour faire le suivi de ma plainte et me dire que cela avait été fait. Elle fut surprise que je lui dise que cela n’avait pas été fait, que je les voyais de chez moi et que je pouvais lui envoyer des photos géolocalisées et datées pour prouver mes dires. Elle m’a répondu qu’elle allait poursuivre le suivi de ma plainte. C’est positif.

Maintenant, puisque les vidéos semblent avoir du poids, j’ai décider de filmer mes traversées de cette rue, à l’intersection de Pierre-de-Coubertin et de De-la-Salle, sur un passage pour piéton mal signalisé (direction est seulement) et au trois quart effacé. Notons que les autres passages piétonniers de Pierre-de-Coubertin ont tous été repeints il y a deux semaines, sauf celui-ci.

Traversée du 23 septembre 2010 à 17h22

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Je serai blogueur officiel à Webcom Montréal automne 2010

Cette excellente nouvelle m’a été confirmée par Claude Malaison, que je remercie pour sa confiance, lors du dernier Podcamp Montréal. Le webcom automne 2010 présentera 34 séances et conférences le 17 novembre 2010 de 8h à 18h.

En vedette, Marsha Collier (Author, Tech Radio Host), David Armano (Edelman Digital), Johann Romefort (Seesmic), Jen Evans (Sequentia-Environics), Bevin Hernandez (Firebrand Tribe), Claire Flanagan (CSC), Louise Guay (Living Lab, Montréal), Bruno Guglielminetti (Cabinet National), entre autres.

Les conférences sont regroupées autour de 4 thèmes:

  1. Entreprise 2.0
  2. Marcom 2.0
  3. Solutions 2.0
  4. Mobilité 2.0

Je vais surveiller plus particulièrement cet automne, le thème de la mobilité 2.0 et les sous thèmes de la réalité augmentée et la géolocalisation.